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1 Aladin : le projet

Le projet Aladin des ateliers cartographiques “altercarto : la carte et le commentaire” :

(Accès libre aux données interractives et numériques)

Aladin est le cadre de projet proposé par Altercarto pour développer un accès libre et gratuit aux données sociales, environnementales, économiques au moyen d’une mise en scène cartographique...

Projet d’échange de savoirs et de données, Aladin est fondé sur deux orientations :

* Promouvoir l’accès libre, gratuit et raisonné aux données publiques non seulement à l’échelle française mais aussi au niveau international , ou encore au niveau local (villes, agglomérations, …)

* Développer le partage de connaissances en proposant des outils et des méthodes collaboratives d’élaboration et de diffusion des savoirs et des connaissances mobilisées par la représentation cartographique des données statistiques.

Les ambitions du projet sont de deux ordres :

* Contribuer à développer une capacité d’expertise dans le public, les associations, les milieux professionnels ou politiques de manière à contribuer à enrichir le débat public et augmenter les capacités d’action des acteurs.

* Contribuer à diffuser de la connaissance à destination du profane.

Pour réaliser les objectifs du projet Aladin, les ateliers cartographiques Altercarto s’associent à des associations, des groupes ou des institutions pour proposer des approches thématiques ou pour proposer des focales sur des régions, des villes, des pays ou des parties du monde.
Dans le cadre du Projet Aladin, différentes initiatives peuvent être engagées :

  • mise en ligne de sites thématiques (comme le site expérimental précarités),
  • projet de collecte et d’analyse de données sur des régions spécifiques,
  • négociation avec des institutions pour la mise en scène cartographique de tout ou partie de leur données,
  • accord de partenariat, voir par exemple le partenariat avec les Carnets du Viêt-Nam.
Modalités de mise en oeuvre du projet.
Dans un premier temps le projet ALADIN repose sur la base logistique proposée par Altercarto :
  • plateforme GaïaMundi de génération de cartographie statistique interactive,
  • outils de génération de sites et de travail collaboratif,
  • hébergement sur un serveur Altercarto (contrat chez OVH).
S’il s’agit bien d’oeuvrer à un accès libre et gratuit aux données publiques, le projet Aladin n’a pas pour objectif de devenir un guichet de téléchargement de données.
Au principe du projet il y a avant tout le souci de partager les connaissances qui permettent d’interpréter les données et/ou de partager les informations qu’elles nous apportent. Le but recherché est un accès raisonné aux données.
Un slogan pourrait résumer cela : "accéder aux données et à leurs significations à travers la carte et le commentaire collaboratif".
Collecter les données et les rendre accessibles est donc bien un objectif, mais il est au service d’un objectif  supérieur : celui du partage de connaissances et du travail collectif de formation d’une expertise circulante dans la société civile.
Aussi, proposons-nous d’organiser le projet autour de trois modalités de travail collaboratif :
  1. La plateforme GaïaMundi de cartographie statistique est un dispositif collaboratif en tant que tel mais elle permet aussi de générer des sites personnalisés et collaboratifs pour des groupes, la plateforme se situant alors comme dispositif de ressources partagées et comme lieu commun pour un travail en réseau.
  2. Les données, les cartes et les commentaires réalisés par d’autres groupes ou par les équipes qui travaillent sur le site parrain peuvent être appropriés par chacun des groupes qui façonne alors ses propores cartes, propose ses commentaires, etc., dans son propore espace de travail et avec ses propres objectifs, sa propre politique de publication. S’il n’y a a pas nécessairement de relation bilatérale entre les groupes, le fonctionnement détaillé du réseau, et en particulier l’accessibilité et le partage des données et des commentaires dans le réseau, traduit au minimum une démarche de mutualisation de ressources.
  3. Chaque groupe se désigne une équipe responsable de l’administration du site. Un ou plusieurs de ces responsables (de préférence au moins deux) sont intégrés selon un mode de parrainnage dans l’équipe du projet ALADIN . Ces personnes sont formées à l’administration du site du groupe, elles font la liaison entre le groupe et l’équipe ALADIN. Leur contribution à l’équipe ALADIN peut se faire à des niveaux d’implication variables selon un mode d’engagement limité. Au terme de cette phase de parrainage et de formation, elles peuvent faire le choix d’intégrer l’équipe ALADIN .

L’équipe ALADIN a la charge de l’administration générale de la plateforme et du réseau de sites affiliés.
Il s’agit d’une responsabilité technique, (au sens logistique) mais aussi démocratique, en ce sens que repose sur elle aussi le fonctionnement des libertés dans le réseau et leur régulation, de même que repose sur elle la diffusion des compétences et des savoirs-faire nécessaires aux groupes pour qu’ils acquierent progressivement leur autonomie tant sur le plan du raisonnement en cartogrtaphie statistique que sur le plan du maniement des outils.

Elle est par ailleurs en charge de l’organisation des procédures de validation. Elle mobilise pour cela les compétences du conseil scientifique et du conseil de perfectionnement.
L’équipe d’ALADIN se construit donc par cooptation à partir d’une expérience de pratiques collectives. Cette modalité devrait apporter une certaine stabilité à l’équipe, même si cela peut présenter des travers, en particulier un rythme de renouvellement qui peut être en décalage avec la demande si le projet est investi par de nombreux groupes. Cependant, notre expérience passée dans divers situations collectives ou collaboratives nous incite à insister sur ce type de procédé progressif et finalement assez équitable, quitte à prendre le risque de ne pas répondre à toutes les attentes. Le tout est d’être vigilants et transparents sur les capacités du réseau.
L’équipe s’auto-organise. Cependant elle peut se référer à trois instances :
  1. Le conseil d’administration de Cité Publique qui est juridiquement responsable de ce qui est diffusé sur les sites et qui se doit de garantir non seulement les libertés mais aussi la légalité et l’honnêteté de ce qui est diffusé,
  2. Un conseil de perfectionnement,
  3. Un conseil scientifique.
Le conseil de perfectionnement, présidé par une personnalité tierse, évalue :
  • le fonctionnement du réseau (tant sur le plan des fonctionnalités que sur le plan organisationnel, ceci au regard de la qualité des services et de l’équité / grands ou petit groupes, avec ou sans moyens ...),
  • le respect des principes démocratiques dans les décisions courantes, et en particulier le respect d’un équilibre ad’hoc des approches techniques, scientifiques, militantes rédactionnelles, etc., dans le fonctionnement de la décision courante,
  • le respect des prescriptions du conseil scienfique en matière d’usage des statistiques cartographiées.
Le conseil de perfectionnement est composé pour moitié de personnalités qualifiées et pour moitié de représentants des groupes du réseau ALADIN qui désignent parmis eux leurs représentants.
Outre le travail d’analyse distanciée qui lui incombe, il dispose d’un pouvoir de prescription et d’alerte. Celles-ci sont classées selon une hiérarchie de gravité ou d’urgence sur une échelle de 1 à 5. Pour chaque prescription il désigne une personne ou un groupe référent en son sein chargé d’accompagner la mise en oeuvre par l’équipe ALADIN et le cas échéant la discussion avec les membres du réseau. La personne ou le groupe référent établit, si nécessaire, le lien avec le bureau du conseil d’administration.

Le conseil scienfique.
Autant que possible pluridiscplinaire, sa mission porte :
  • sur l’appui et le conseil aux groupes du réseau quant à l’approche en cartographie statistique et ses connections avec d’autres formes de mise en forme des savoirs et de partage des connaissances,
  • sur les questions spécifiques que posent des formes de travail collaboratif et en particulier celles qui reposent sur des objets frontières, des médiums ou des formes réseaux, c’est-à-dire qui impliquent des activités de traduction. 
Le conseil scientifique dispose aussi d’un pouvoir d’énonciation de principes et d’alertes quant aux usages des données et quant aux méthodes et procédés.

Procédure de validation.
Quatres principes gouvernent le fonctionnement de la publication de textes et de données sur les sites du réseau :
  1. En dehors des situations ou la légalité, le respect et l’honneur sont en jeu, personne ne disposant a priori d’un savoir supérieur, c’est par la délibération que se forment les arbitrages.
  2. Toute donnée doit être tracée, tant sur le plan des sources que sur le plan des procédés d’appropriation et, dans le cas de calculs ou de transformations, doivent être exposées les formules et autant que possible leurs motivations.
  3. Tout commentaire (texte original de commentaire, texte de critique, etc.) est par défaut marqué comme soumis à validation. Tout texte ou commentaire doit comporter la marque de son statut au regard des procédures de validation et doit renvoyer par un lien aux textes et commentaires de la controverse, de la critique, ou de la décision portant sur son contenu. 
  4. Tout texte, scénario de données, etc. publié sur les sites du réseau doit être couvert par une licence libre et ses auteurs, y compris de manière anomyne, par exemple un groupe de travail, autorisant la libre publication à titre non commercial. Il appartient aux auteurs collectifs ou individuels de choisir la licence GNU. 

Concernant les textes de commentaire, la validation ne porte pas sur la vérité mais sur le statut du document au regard des objectifs du réseau : c’est-à-dire sur ses qualités en termes de support de débat, catalyseur de connaissances et de savoirs raisonnés. La validation est in fine la formulation d’un accord raisonné pour la publication dans le réseau. Cette validation peut être assortie de prescriptions : références aux sources, références à la critique, doute sur la portée de tel procédé ou telle conclusion, interrogation sur la pertinence ou le fondement de tel ou tel rappochement de données, etc.

En première lecture, certains éléments semblent devoir retinir l’attention dans la délibération sur la validation, notamment :
  • la manière dont est formulé le texte ou le commentaire, et en particulier la place qu’il accorde au doute ou à l’interrogation,
  • le référencement du texte à des champs du savoir, de l’expérience des participants, à des registres de connaissances mobilisés dans l’élaboration du texte. 
Cependant il ne s’agit pas de fixer des seuils d’honorabilité par le seul jeu de la forme. Ces éléments de forme peuvent tout à fait être compatibles avec les postures polémiques, critiques, humoristiques, narratives ... le tout est de tenter d’éviter des raccourcis contreproductifs en terme de partage de connaissances, délibérément tendentieux .... Idéalement, la curiorsité et l’étonnement devant les faits mis en scène par la cartographie pourraient être de bons fils conducteurs de l’activité du réseau. Un bon questionnement n’est-il pas en effet parmi les meilleurs prémisses d’une production et d’un partage de connaissances ?

D’un point de vue pratique, chaque texte ou commentaire comporte en en-tête un libellé indiquant son statut au regard de la procédure de validation.
Les statuts possibles sont les suivants :
  • en cours de rédaction,
  • demande de validation,
  • objet d’une demande de modification ou d’amendement (issue d’une tierse partie ou d’une des instances ad’hoc) - liens vers les motifs de la demande et information sur les étapes de règlement du dissensus,
  • objet d’une contestation partielle (doute sur les données, sur la méthode, les résultats, les conclusions) - liens vers les motifs de la contestation et information sur les étapes de règlement du dissensus,
  • objet d’une contestation globale (sur les hyposthèses et les énoncés, sur le repect, l’honneur ou la légalité) - retrait temporaire et information sur les étapes du règlement du dissensus.
Cette catégorisation et cette règle du jeu sont fixées au départ. Cependant, le projet se veut collaboratif et s’inscrit par conséquent dans une perspective jurisprudentielle de ses règlements et régulations. Les règles et catégories devront par conséquent être soumises à l’épreuve des faits et de la pratique et pourront être redéfinies sur proposition des deux conseils scientifiques et de perfectionnement. Parallèlement des usages s’installeront et pourront donner lieu à des formes de régulation non codifiées par écrit. Ils devront aussi être évalués régulièrement.
Les textes et cartes en cours de travaux doivent faire l’objet d’un vigilence particulière. En effet du fait qu’ils sont les supports des procédés de travail collaboratifs, ils sont aussi les plus ouverts aux formulations inachevées, aux essais -erreurs, etc. ce qui est normal et sans doute nécessaire, mais ils sont aussi vulnérables aux formulations hasardeuses, problématiques. (NB : différentes modadités techniques ou logistiques permettent de réduire ces risques, en particulier, le réseau peut générer des espaces de travail sur le serveur commun, mis à disposition des groupes, hors publication).

Etapes dans le règlement des dissensus :

A un premier stade, les dissensus sont gérés dans un espace de débat entre les parties. Les parties peuvent décider d’ouvrir le débat à des tiers (membre du conseil scientifique ou du conseil de perfectionnement, voire ouvrir le débat au public). Un temps limité est donné aux parties pour parvenir à un accord.
Si l’accord n’est pas trouvé, et que les instances ad’hoc ne se sont pas déjà auto-sasies du problème, le dissensus est porté au second stade : la saisie d’une instance de médiation.
L’instance de médiation est composée de deux membres issus du conseil scientifique et du conseil de perfectionnement. Elle a en charge de proposer des médiations, en incitant en particulier à la reformulation. Cependant ces deux personnes peuvent aussi considérer que les motifs ou arguments invoqués ne conduisent à aucun débouché acceptable au regard des critères de validation. Elles peuvent aussi considérer que l’une des parties propose des solutions inappropriés, etc. Elles peuvent alors pousser le règlement du dissensus à un troisième stade en convoquant une instance délibérative ad’hoc composée de deux collèges issus du conseil de perfectionnement et du conseil scientifiquue. En l’attente des délibérations de cette instance ad’hoc, elles peuvent décider ou non de la suspension temporaire de la publication si elle est encore en ligne.
Le conseil d’administration de Cité Publique reste toutefois souverain et peut s’auto saisir des décisions en tant qu’il le juge nécessaire.







Comment participer ?
en cours de rédaction








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